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lundi 24 avril 2017

L'élevage : cette grande richesse du Niger

Les principales races bovines du cheptel nigérien

La race azawack 
Elle se  rencontre  dans  la  frange  Sahélo-saharienne  du  pays  et  au  sud-ouest, jusqu’au  fleuve  Niger.  La  vache  Azawack  est  la  meilleure  laitière  de  l’Afrique occidentale. Lorsqu’elle est  élevée dans de bonnes conditions, elle peut fournir 12 à 15  litres de lait par  jour. Même dans les milieux peu favorables à l’élevage, sa production laitière varie de 2 à 4 litres par jour. Le zébu  Azawack a fait l’objet de  plusieurs  études  et  travaux  scientifiques  depuis  1936  à la station sahélienne expérimentale de FILINGUE, transformée en 1953 à TOUKOUNOUS.  C’est  ainsi  que  la  race  a  été  sélectionnée  et  fixée  sur  la  robe  fauve uniforme.
                                                    La race Kouri 

  
           Originaire de la zone du lac Tchad,  la vache Kouri produit en moyenne 4 à 6 litres de lait par jour. Elle est caractérisée par ses cornes énormes. La race Kouri présente  beaucoup  d’intérêts  pour  la  boucherie et est aussi utilisée pour le transport.  Malheureusement  le  métissage  poussé  pratiqué  en  élevage traditionnel la rend de plus en plus rare.



   La race Djelli 
       Elle se rencontre principalement dans  les régions riveraines du  fleuve Niger. Les vaches laitières Djelli donnent 400 à 450 litres de lait par lactation.
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     La race Bororo  
         Elle est élevée  par  les  peulhs wodaabé  (bororos) dans  les  parties Nord  des départements  de  TAHOUA,  MARADI,  DOSSO,  DIFFA,  ZINDER  et  dans  la  partie  sud d’AGADEZ.  La  lactation des vaches bororo peut durer jusqu’à  6 mois  et  varie  de  3  à  4  litres par jour au début, pour baisser à 1,5 litres à la fin.
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La race Goudali 
       Elle  est  rencontrée  principalement  au  sud  de  Maradi  et  dans  l’arrondissement  de  Gaya. La vache Goudali, dans les bonnes conditions d’élevage produit à peu près  7 litres  de  lait par jour.  Il  est  un  bon  animal  pour  l’embouche.
                                   
                                   Le caractère prometteur de la race bovine



On note par ailleurs un bon nombre de métissages duquel ressort d’exceptionnels résultats. La race bovine principalement concernée est l’Azawak. En effet, l’ancien ministre de l’élevage, M. Mahaman El Hadji Ousmane parlant de l’insémination artificielle affirme dans une interview apparue en Septembre 2012 dans le magazine "Le scientifique", que: «L’expérience avec la race Azawak et la brune des alpes (race bovine française) nous a donné de bons résultats. En effet, chaque taurillon d’un an inséminé après une comparaison ave les azawaks pures, avec les mêmes conditions de nourriture et de cadre de vie, pèse 75kg de plus que l’ordinaire ».

lundi 17 avril 2017

Mon cri de coeur à mes frères et soeurs nigériens


Juste à la veille de ces fâcheux événements, j'étais toute joyeuse de lancer cette page et ce blog. J'étais contente, rien qu'à penser au merveilleux potentiel que Dieu a mis à la disposition du Niger,  sa jeunesse. 
Car j'avais lu dans une étude que la jeunesse d'un pays est le plus grand moteur de développement... 
Maintenant, je me sens tellement gênée de parler de développement.
Je me sens réellement gênée de m'adresser à cette jeunesse après ce qu'elle vient de subir. 
Tout ce je pourrai dire, l'a déjà été.
La seule chose dont je puisse faire, c'est donner mon humble avis. Je ne parlerai pas de conseils, car qui suis-je pour en donner ???

Mes frères et sœurs nigériens, j'ai tout autant mal que vous, j'ai versé des larmes devant ces actes ignobles. 

Jeunesse nigérienne, filles et fils de notre chère patrie, je m'adresse à nous. Et ceci n'est que mon humble point de vu.

Ce qui s'est passé est déjà passé, et nous n'y pouvons rien. Si seulement nous pouvons remonter le temps, retourner en arrière, arranger les choses mais hélas...
Paix à l'âme du disparu, notre martyr. Encré à jamais dans nos cœurs, nos pensées.
Oui ! Nous voulons que justice soit faite ! Oui ! Nous voulons que les auteurs répondent de leurs actes. Et cela se fera, soyons-en sûr, quelqu’en soit le temps que ça prendra.

Ce qui nous reste à faire, c'est de continuer à espérer le meilleur pour notre pays, à penser à son développement, à sa réussite, à notre épanouissement. 

Refuser de reprendre la route de l'école ne nous mènera à rien. Il s'agit de notre avenir, celui de notre pays. Ces gens là ont déjà le leur et celui de leurs enfants, garantis. Ceux là, n'ont même pas leurs enfants sur le territoire national. Ceux là, se fichent éperdument du notre.
 Mes frères et sœurs nigériens, ne soyons pas bornés ! Ne soyons pas aveuglés par cet esprit de vengeance, aussi légitime soit-il. Ce qui s'est passé doit nous servir de leçons. Ce qui s'est passé doit interpeller notre conscience. Ce qui s'est passé avec nous, nous ne le souhaitons pas à ceux qui viendront après nous. Et pour cela, nous devons travailler dur ! Pour nous mettre nous même dans les conditions adéquates. Cela est bien possible. Et, personne ne le fera pour nous, à part nous,  à part Le Très Miséricordieux. Et Ce Dernier ne nous aidera que si nous nous aidons nous même.

Le Niger est notre pays, personne ne l'aime autant que nous. Personne, ne le développera pour nous. Personne, personne ! 
Et pour cela, étudions « dur » ! Travaillons dur ! Ils sont nombreux, les secteurs dans lesquels nous pouvons investir et nous investir : La terre, l'élevage, notre fleuve...
Que chaque étudiant, que chaque nigérien ait au moins un revenu. Que chaque nigérien contribue à l'épanouissement économique de son pays... Que notre martyr ne soit pas parti en vain. Que son âme repose en paix.

#Le_développement_c'est_maintenant 
#Le_développement_c'est_nous 
#Debout_Niger_Debout 
#Debout_jeunesse_Debout 


La nigérienne


Auprès du grand Niger puissant
Qui rend la nature plus belle
Soyons fiers et reconnaissants
De notre liberté nouvelle !
Evitons les vaines querelles
Afin d’épargner notre sang,
Et que les glorieux accents
De notre race sang tutelle !
S’élève dans un même élan
Jusqu’à ce ciel éblouissant
Où veille Son âme éternelle
Qui fera du pays plus grand

Debout Niger ! Debout !
Que notre œuvre féconde
Rajeunisse le cœur de ce vieux continent !
Et que ce chant s’étende aux quatre coins du monde
Comme le cri d’un peuple équitable et vaillant

Debout Niger ! Debout !
Sur le sol et sur l’onde,
Au son des tam-tams dans leur rythme dans leur rythme grandissant
Restons unis toujours, et que chacun réponde
A ce noble avenir qui nous dit

En avant…

samedi 25 février 2017

Actualités : Sahel-innov, des start-up nigériennes mises à l’honneur

Le palais des congrès de Niamey a accueilli du 21 au 23 Février 2017, un forum d’exposition, certainement l'un des plus grands rendez-vous des start-up ouest-africaines, sahel innov. Organisé par le CIPMEN (centre incubateur des PME au Niger), il a vu la participation de sept pays africains, dont plusieurs start-up nigériennes; offrant ainsi l’occasion au public de découvrir leurs produits ou prestations. 
Les innovations mises à l’honneur, on pouvait ainsi contempler toute la créativité des jeunes nigériens.


jeudi 23 février 2017

Niger, parlons "économie"

Place de l’élevage dans l’économie nigérienne

Près de 95% de la population nigérienne (estimée à plus de 17 millions d’habitants) est concerné par l’élevage. Cette activité assez importante emploie près de 87% de la population active et les 20% en tire l’essentiel de leur revenu. Contribuant à plus de 15% au budget des ménages, ce sous-secteur assure la satisfaction des besoins alimentaires à hauteur de 25%[1].
Se plaçant en tête des recettes totales d’exportations des produits agro-sylvo-pastoraux avec 22% en 2010, les productions animales contribuent pour près de 11% au PIB du pays, soit 24% du PIB agricole.[2]
Le Niger présente un avantage comparatif[3] dans l’exportation de certains produits de l’élevage (bétails, cuirs et peaux)  malgré une balance commerciale agricole déficitaire, tous produits confondus.
Selon une étude[4], les effets positifs de l’élevage sur le PIB sont indéniables. Pour les produits agricoles, il faut engager un investissement de 124 milliards de F CFA pour espérer une augmentation du PIB de 43 milliards. Alors qu’en ce qui concerne l’élevage, un simple investissement de 11 milliards environ peut générer une augmentation du PIB de l’ordre de 37 milliards. Quant à l’ensemble forêt et pêche, il faut investir une somme d’à peu près 123 milliards pour augmenter 37 milliards de plus sur le PIB.
En somme, sur le long terme, la valeur du Taux de Productivité Marginal du Capital (TPMC) se présente ainsi : Pour une augmentation de un (1) F CFA sur le PIB de la branche élevage, il faut investir juste 0,29 F CFA ; alors que certains sous-secteur du développement rural en exige plus.
Par ailleurs, notons que ce sous secteur bien que fructueux enregistre une régression nette et continue de la proportion globale, qui passe de 5% du budget national, à l’aube de l’indépendance, à quelques 0,3 à 0,4% actuellement[5].
Cependant, l’on peut affirmer sans risque de se tromper que l’élevage représente pour l’économie du Niger, la composante la plus dynamique et porteuse de croissance du secteur primaire
Fanta Maïgary Mahamane Chamsou




[1] INS, 2010
[2] Idem
[3] CAPED, Etude sur la compétivité du secteur agro-pastoral du Niger, CAPED, Juin 2005.
[4] ECOWAP, Revue des efforts en cours et leur cohérence avec les objectifs et principes de l’ECOWAP/PDDAA, Mars 2008
[5] FAO (2010 )

Niger, Parlons "économie"

Place de l’agriculture dans l’économie nigérienne
« Au delà de tout, la terre reste l’une des valeurs les plus sûres du Niger », avait écrit Ibbo Daddy Abdoulaye[1].
L’on comprend mieux pourquoi, car au Niger, l’agriculture joue un rôle important dans l’économie du pays et celle des ménages. Elle participe à elle seule à plus de 31% au PIB du pays[2].  Elle  emploie ainsi plus de 80% de la population active[3]. Par ailleurs, le Niger dispose du fleuve sur  550 km le long d’une vallée irrigable ainsi que de quelques sources d’eau exploitables à des fins pastorales, agricoles et halieutiques ; d’où sont produites plusieurs spéculations agricoles ; même si cela se résume à une agriculture de subsistance dominée par la polyculture. Mais, cela n’empêche pas au Niger d’exporter ses produits (30% des recettes d’exportations)[4].
Cependant, même étant le premier sous-secteur de l’économie du pays, l’on ne pourrait pas aisément  affirmer qu’elle évolue dans des conditions commodes. L’agriculture nigérienne rencontre en réalité plusieurs difficultés, sur plusieurs plans.
En effet, le Niger est un pays qui a une grande partie désertique. Sur ses 1 267 000 km2 de superficie, seulement 15 000 000 hectares sont cultivables, soit 11,84% de la superficie du Niger[5].
Le climat reste encore peu favorable à l’épanouissement de cette activité avec une fréquence régulière des années de déficit pluviométrique. Exceptée la région du Dendi[6] située à l’ouest du territoire qui présente un climat soudanien, les précipitations sont irrégulières et mal reparties dans l’espace et dans le temps. Les sols favorables à l’agriculture sont vulnérables et peu existants. En plus de l’agriculture pluviale, les cultures irriguées vivrières de rente, sont pratiquées sur les aménagements hydro-agricoles et le long des cours d’eau permanents.
Cependant, l’on dénombre de nombreux produits agricoles. Il y a de multiples programmes (de l’Etat et des partenaires au développement) d’appui à la modernisation et au développement de ce sous secteur.
Le secteur agricole produit d’importants résidus de culture qui contribuent à l’alimentation des animaux. Ces sous-produits sont utilisés localement et/ou commercialisés ou encore exportés dans d’autres régions pour réduire le déficit fourrager et améliorer les productions animales.
Fanta Maïgary Mahamane Chamsou




[1] Les échos du sahel, la renaissance AN I, Avril 2012, page 21
[2] Histoire-géographie, l’essentiel pour le bac, Arislab, 2015
[3] Idem
[4] Rapport mission conjointe  d’évaluation des récoltes et de la sécurité alimentaire au Niger, Département économique et social FAO, 21 Janvier 2011  version PDF.
[5] Histoire-géographie, l’essentiel pour le bac, Arislab, 2015
[6] Zone soudanienne limité au nord par l’isohyète 750mm comportant la région de Gaya

lundi 6 février 2017

Potentiel Terre et la fabrication des BMND

Potentiel Terre est une association mise en place par de jeunes diplômés et qui a pour but principal de lutter contre le chômage des jeunes. Formés et équipés par le PPAAO (Programme de Productivité Agricole en Afrique de l’Ouest), la fabrication des Blocs Multi Nutritionnels Densifiés est devenue une excellente activité génératrice de revenus, et donc, un moyen de création de l’emploi des jeunes à Potentiel Terre.
Ainsi, pour les deux broyeurs de fourrage dont ils ont bénéficié, ces jeunes ont réussi à créer 40 emplois directs.

Les BMND, une technologie innovante pour l'élevage nigérien



La technologie des Blocs Multi Nutritionnels Densifiés (BMND) a été mise au point par l’INRAN (Institut National de la Recherche Agronomique du Niger) en partenariat avec la FAO, comme solution à toute crise pastorale liée au déficit fourrager. Ils sont essentiellement composés de ligneux fourragers locaux, de sous produits agroindustriels, de minéraux et de liants ; bref, des produits disponibles sur le marché local.