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mardi 9 mai 2017

Nafissa Hamidou : l'entreprise SALMA et la fabication des BMND

       
C’est une entreprise privée, fondée en Juillet 2014, par une jeune consultante en genre, nigérienne, Nafissa Hamidou. Malgré son diplôme universitaire, elle a vu dans la fabrication des Blocs multi-nutritionnels densifiés (BMND), une vertueuse activité, un moyen de création de l'emploi mais aussi et surtout une « une manière de contribuer au développement socio-économique de son pays ».

Les BMND, Qu’est-ce que c’est ?

L’élevage constitue une  importante source de revenus dans l’économie du Niger et celle des ménages. Cependant il fait face à de nombreux problèmes dont le plus persistant est la crise pastorale due au récurrent déficit fourrager.
Pour apporter des solutions à ce problème, l’Institut National de la Recherche Agronomique du Niger (INRAN) et l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO) ont mis au point une technologie simple, consistant à fabriquer des aliments composés pour bétails à base de ressources locales: les Blocs Multi-Nutritionnels Densifiés (BMND).
Constitués essentiellement de ligneux fourragers locaux, de sous produits agroindustriels, de minéraux et de liants, les BMND ont été testés en milieu réel (sur le terrain) par le Programme de Productivité Agricole en Afrique de l’Ouest (PPAAO-Niger) avec la collaboration du Centre de Développement de l’Artisanat Rural et du Machinisme Agricole (C-DARMA de Dosso), celle de la FAO et de la Département des Productions Animales (DPA) de l’INRAN, prouvant ainsi la facilité de sa préparation dans divers milieux (ruraux et périurbains).


 La particularité des BMND de l’entreprise « Salma »

 Formée dans la fabrication des BMND par le Projet de Productivité Agricole en Afrique de l’Ouest (PPAAO), l'entreprise SALMA compte près d’une dizaine d’employés. Par ailleurs, les produits de l’entreprise SALMA ont leur particularité. Au lieu de fabriquer des BMND sous leur forme traditionnelle (en briquette), l’entreprise SALMA les produit sous une forme granuleuse. Nafissa nomme son produit : « Son Multi Nutritionnel Densifié ».




Une utilisatrice des BMND Témoigne

dimanche 7 mai 2017

La ferme "Youyou", un autre "petit musée" à Niamey




Youyou le paradis des oiseaux
Des idées et Des rêves, ce ne sont certainement pas ce qui manque aux nigériens. M. Dan Dobi Yacouba en a tout plein. Et mieux encore, il s’active pour les réaliser. Oiseleur dans sa jeunesse, il développe une grande passion pour l’aviculture. Ce qu’il concrétise d’ailleurs, en ouvrant en Mai 2016 les portes de « la ferme Youyou, le paradis des oiseaux » au quartier "Lamordé" de Niamey. On en trouve de toutes les espèces, de toutes les couleurs et de toutes les tailles. Des pigeons, des perroquets, des oies, des canards, un aigle. M. Yacouba y a même installé une sorte de forêt artificielle pour leur épanouissement. Les poules sont quant à elles, utilisées pour la production des œufs frais destinés à la vente.




L'espace zoologique de Youyou

Même si l’aviculture est l’activité dominante, ce merveilleux paradis des oiseaux comprend d’autres joyaux, dont un magnifique espace zoologique. Celui-ci abrite des animaux domestiques et sauvages : des crocodiles, un chacal, des singes, des moutons, des vaches, ânes, etc. Le propriétaire entend par là, inspirer aux plus jeunes l’amour et la préservation de la nature.




L'endroit idéal pour des sorties scolaires et familiales
La ferme Youyou, c’est aussi un magnifique espace de jeux et divertissements, parfaitement adaptés au sorties pédagogiques et familiales.




Des idées  et encore...
     Bien partie pour être l’un des meilleurs centres d’attraction de la ville, la ferme youyou est en effet une parfaite association de l’aviculture, l’agriculture, l’élevage et la pisciculture. M .Dan Dobi estime la valeur de son étang poissonneux à près de cinq mille silures, tilapias et carpes. Il aspire ainsi à créer un espace de pêche pour les visiteurs. Par ailleurs, il essaye une méthode tout à fait innovante, la ‘’rizi-pisciculture’’. Comme son nom l’indique, elle consiste à associer la riziculture à la pisciculture. Il s’est aussi engagé dans la culture maraîchère à travers un vaste potager et un champ de moringa.



L’une des particularités de ce magnifique lieu d’attraction est la composition de la majorité des objets de décoration et d’usages courants en matériels de récupération. Ceci n’est pas du tout étonnant quand on sait que M. Yacouba est un fin artiste, bourré d’ingénieuses idées.
Une chose est sûre, la ferme youyou fera parler d’elle sur une grande échelle.

Comme l’a dit Victor Hugo, « ad Augusta per angusta : à des résultats grandioses pas des voies étroites ». Pour arriver à réaliser ce rêve d’enfance, M. Yacouba a beaucoup mis du sien. Il n’est ni vétérinaire, ni agronome. Il est contre toute attente,  mathématicien de formation. Il a juste rêvé, travaillé dur et n’a pas attendu une certaine aide illusoire. Il s’est ainsi soustrait de l’interminable liste de ces jeunes nigériens qui gardent encore leurs rêves en poche, attendant et attendant encore un coup de baguette magique qui n’arrivera certainement jamais.

samedi 6 mai 2017

Habs’era, une marque de bijoux mais aussi un bel exemple de détermination


Agée de 23 ans Habsa Moustapha Boucar est la fondatrice d’une marque de bijoux fabriqués à la main, « Habs’era ». Titulaire d’une licence en comptabilité et gestion des entreprises, Elle est de nationalité nigérienne et réside à Dakar où elle poursuit ses études de deuxième cycle universitaire au CESAG.
 Issue d’une famille d’entrepreneurs, Habsa a, encrée en elle, l’idée de créer. Cet esprit de leadership s’est encore plus développé, grâce à la formation qu’elle a reçue au CESAG et aussi en assistant à plusieurs séminaires sur le management et l’entreprenariat. « J’étais une amatrice au début, je faisais juste des colliers fantaisistes, j’ai alors pris une formation en design afin de concrétiser mon projet », explique-t-elle.


Le principal but de habs’era est de valoriser la femme africaine avec un design unique, en fonction des envies et du style des clientes. D’allier à la perfection le traditionnel et le moderne, associer l’occident et l’Afrique.





D’allier à la perfection le traditionnel et le moderne 


« Un projet ne se concrétise pas seulement avec le financement, c’est un ensemble de facteurs : motivation, détermination, courage... »

Quand la passion et l’amour y sont, les résultats ne peuvent qu’exceller. A la question « comment a demarré Habs’era ?», voici l’admirable réponse de la fondatrice : « Le lancement de mon activité a nécessité la mise à disposition de fonds, concrètement je me suis autofinancé, bien que l’aide précieuse que j’ai reçu et qui m’a le plus aidé était le soutien moral de mes parents. Nombreux sont les jeunes qui pensent qu’il faut une somme colossale pour démarrer, personnellement j’ai commencé avec quinze mille francs CFA (15000 FCFA), et au fur et à mesure que l’activité prend de l’ampleur, le budget augmente. Un projet ne se concrétise pas seulement avec le financement, c’est un ensemble de facteurs : motivation, détermination, courage… » 



Cette ardeur et cette hardiesse dont fait montre Habsa, doivent définir le quotidien de la jeunesse nigérienne, pour son épanouissement et celui de son pays.

Un appel poignant de Habsa à la jeunesse nigérienne
« Il n’y a qu’une façon d’échouer, c’est de ne pas essayer ! ». Nous avons un défi à relever, développer la culture entrepreneuriale afin que la jeunesse nigérienne soit indépendante. Le développement du Niger, n’est possible qu’avec une jeunesse dynamique, motivante, et déterminée et nous le sommes « donc passons à l’acte ! ». 

Habs'era est une marque de bijoux dont le style et l'élegance met à la disposition
de la gente féminine des accessoires (colliers, boucles d'oreilles, bracelets) faits à la main

Merci Habsa pour ce precieux rappel. Bon vent à Habs’era !

lundi 24 avril 2017

L'élevage : cette grande richesse du Niger

Les principales races bovines du cheptel nigérien

La race azawack 
Elle se  rencontre  dans  la  frange  Sahélo-saharienne  du  pays  et  au  sud-ouest, jusqu’au  fleuve  Niger.  La  vache  Azawack  est  la  meilleure  laitière  de  l’Afrique occidentale. Lorsqu’elle est  élevée dans de bonnes conditions, elle peut fournir 12 à 15  litres de lait par  jour. Même dans les milieux peu favorables à l’élevage, sa production laitière varie de 2 à 4 litres par jour. Le zébu  Azawack a fait l’objet de  plusieurs  études  et  travaux  scientifiques  depuis  1936  à la station sahélienne expérimentale de FILINGUE, transformée en 1953 à TOUKOUNOUS.  C’est  ainsi  que  la  race  a  été  sélectionnée  et  fixée  sur  la  robe  fauve uniforme.
                                                    La race Kouri 

  
           Originaire de la zone du lac Tchad,  la vache Kouri produit en moyenne 4 à 6 litres de lait par jour. Elle est caractérisée par ses cornes énormes. La race Kouri présente  beaucoup  d’intérêts  pour  la  boucherie et est aussi utilisée pour le transport.  Malheureusement  le  métissage  poussé  pratiqué  en  élevage traditionnel la rend de plus en plus rare.



   La race Djelli 
       Elle se rencontre principalement dans  les régions riveraines du  fleuve Niger. Les vaches laitières Djelli donnent 400 à 450 litres de lait par lactation.
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     La race Bororo  
         Elle est élevée  par  les  peulhs wodaabé  (bororos) dans  les  parties Nord  des départements  de  TAHOUA,  MARADI,  DOSSO,  DIFFA,  ZINDER  et  dans  la  partie  sud d’AGADEZ.  La  lactation des vaches bororo peut durer jusqu’à  6 mois  et  varie  de  3  à  4  litres par jour au début, pour baisser à 1,5 litres à la fin.
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La race Goudali 
       Elle  est  rencontrée  principalement  au  sud  de  Maradi  et  dans  l’arrondissement  de  Gaya. La vache Goudali, dans les bonnes conditions d’élevage produit à peu près  7 litres  de  lait par jour.  Il  est  un  bon  animal  pour  l’embouche.
                                   
                                   Le caractère prometteur de la race bovine



On note par ailleurs un bon nombre de métissages duquel ressort d’exceptionnels résultats. La race bovine principalement concernée est l’Azawak. En effet, l’ancien ministre de l’élevage, M. Mahaman El Hadji Ousmane parlant de l’insémination artificielle affirme dans une interview apparue en Septembre 2012 dans le magazine "Le scientifique", que: «L’expérience avec la race Azawak et la brune des alpes (race bovine française) nous a donné de bons résultats. En effet, chaque taurillon d’un an inséminé après une comparaison ave les azawaks pures, avec les mêmes conditions de nourriture et de cadre de vie, pèse 75kg de plus que l’ordinaire ».

lundi 17 avril 2017

Mon cri de coeur à mes frères et soeurs nigériens


Juste à la veille de ces fâcheux événements, j'étais toute joyeuse de lancer cette page et ce blog. J'étais contente, rien qu'à penser au merveilleux potentiel que Dieu a mis à la disposition du Niger,  sa jeunesse. 
Car j'avais lu dans une étude que la jeunesse d'un pays est le plus grand moteur de développement... 
Maintenant, je me sens tellement gênée de parler de développement.
Je me sens réellement gênée de m'adresser à cette jeunesse après ce qu'elle vient de subir. 
Tout ce je pourrai dire, l'a déjà été.
La seule chose dont je puisse faire, c'est donner mon humble avis. Je ne parlerai pas de conseils, car qui suis-je pour en donner ???

Mes frères et sœurs nigériens, j'ai tout autant mal que vous, j'ai versé des larmes devant ces actes ignobles. 

Jeunesse nigérienne, filles et fils de notre chère patrie, je m'adresse à nous. Et ceci n'est que mon humble point de vu.

Ce qui s'est passé est déjà passé, et nous n'y pouvons rien. Si seulement nous pouvons remonter le temps, retourner en arrière, arranger les choses mais hélas...
Paix à l'âme du disparu, notre martyr. Encré à jamais dans nos cœurs, nos pensées.
Oui ! Nous voulons que justice soit faite ! Oui ! Nous voulons que les auteurs répondent de leurs actes. Et cela se fera, soyons-en sûr, quelqu’en soit le temps que ça prendra.

Ce qui nous reste à faire, c'est de continuer à espérer le meilleur pour notre pays, à penser à son développement, à sa réussite, à notre épanouissement. 

Refuser de reprendre la route de l'école ne nous mènera à rien. Il s'agit de notre avenir, celui de notre pays. Ces gens là ont déjà le leur et celui de leurs enfants, garantis. Ceux là, n'ont même pas leurs enfants sur le territoire national. Ceux là, se fichent éperdument du notre.
 Mes frères et sœurs nigériens, ne soyons pas bornés ! Ne soyons pas aveuglés par cet esprit de vengeance, aussi légitime soit-il. Ce qui s'est passé doit nous servir de leçons. Ce qui s'est passé doit interpeller notre conscience. Ce qui s'est passé avec nous, nous ne le souhaitons pas à ceux qui viendront après nous. Et pour cela, nous devons travailler dur ! Pour nous mettre nous même dans les conditions adéquates. Cela est bien possible. Et, personne ne le fera pour nous, à part nous,  à part Le Très Miséricordieux. Et Ce Dernier ne nous aidera que si nous nous aidons nous même.

Le Niger est notre pays, personne ne l'aime autant que nous. Personne, ne le développera pour nous. Personne, personne ! 
Et pour cela, étudions « dur » ! Travaillons dur ! Ils sont nombreux, les secteurs dans lesquels nous pouvons investir et nous investir : La terre, l'élevage, notre fleuve...
Que chaque étudiant, que chaque nigérien ait au moins un revenu. Que chaque nigérien contribue à l'épanouissement économique de son pays... Que notre martyr ne soit pas parti en vain. Que son âme repose en paix.

#Le_développement_c'est_maintenant 
#Le_développement_c'est_nous 
#Debout_Niger_Debout 
#Debout_jeunesse_Debout 


La nigérienne


Auprès du grand Niger puissant
Qui rend la nature plus belle
Soyons fiers et reconnaissants
De notre liberté nouvelle !
Evitons les vaines querelles
Afin d’épargner notre sang,
Et que les glorieux accents
De notre race sang tutelle !
S’élève dans un même élan
Jusqu’à ce ciel éblouissant
Où veille Son âme éternelle
Qui fera du pays plus grand

Debout Niger ! Debout !
Que notre œuvre féconde
Rajeunisse le cœur de ce vieux continent !
Et que ce chant s’étende aux quatre coins du monde
Comme le cri d’un peuple équitable et vaillant

Debout Niger ! Debout !
Sur le sol et sur l’onde,
Au son des tam-tams dans leur rythme dans leur rythme grandissant
Restons unis toujours, et que chacun réponde
A ce noble avenir qui nous dit

En avant…